Addict aux réseaux sociaux

Être auteur, au-delà de tout ce que ça a de chronophage et d'imaginophage (oui, je viens d'inventer ce mot), ça comporte son lot d'effets secondaires. Et comme vous avez lu le titre de cet article, vous savez que je vais parler d'addiction aux réseaux sociaux.

Je ne suis pas quelqu'un de très social à la base, ni de sociable en fait. J'ai peu d'amis, je sors peu. En bref, je suis un ermite qui se soigne à coups d'échanges humains occasionnels.
J'ai toujours utilisé les réseaux sociaux comme vecteur de communication sur mes réalisations, soit professionnelles, soit personnelles mais artistiques. Je m'en suis rarement servi pour parler de moi ou de mon quotidien (qui ça intéresse, après tout ?)

Mais voilà, depuis que je suis officiellement auteur (c'est à dire depuis le début de cette année), je passe de plus en plus de temps sur Twitter et Facebook. La question que je me suis posée avant d'écrire cet article, c'est : pourquoi ?

La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est le narcissisme. C'est vrai, je suis surtout curieux de voir si on parle de moi ou de mes œuvres. Après tout, c'est le propre d'un auteur que de se faire lire, et il y a toujours cette curiosité de voir si c'est le cas.
Mais à bien y réfléchir, je pense que non. Enfin si, il y a cette part de narcissisme, mais pas uniquement. Il se trouve que je prends plaisir à lire les publications des autres, de voir ce que vient de sortir tel auteur, ce qu'a pensé tel chroniqueur de tel bouquin. Il y a donc une curiosité culturelle qui est née chez moi, et qui n'existait pas avant. Est-ce une bonne chose ? La logique voudrait que oui. Un auteur qui ne s'ouvre pas, c'est un auteur qui stagne. Mais comme je l'ai dit dans mon intro, c'est un effet secondaire qui n'est pas sans conséquences. Je vous en parle juste après.

En réfléchissant encore plus loin, j'ai trouvé une autre raison à cette nouvelle addiction : je rencontre des gens. Virtuellement, certes, mais ça reste une rencontre. Je commence à sympathiser avec quelques chroniqueurs (surtout des chroniqueuses en fait, mais j'en parlerai dans un autre article) et même quelques auteurs. Je suis en train d'agrandir mon cercle de connaissances et, pour un solitaire comme moi, c'est un peu inhabituel. Là encore, c'est plutôt positif. Et cette fois-ci, il n'y a pas de points négatifs.

Alors, c'est bien joli de se poser la question du "pourquoi", mais quelles conséquences ça a, tout ça ? Ce que j'en déduis, c'est que ça a bouleversé mes habitudes d'écriture. Eh oui, quand j'écris, je ne reste plus isolé dans ma bulle comme avant. J'ai toujours les onglets de Twitter et Facebook d'ouverts et il est rare que je reste 10 ou 15 minutes sans aller y jeter un œil. Comme j'y passe en coup de vent, mon cerveau arrive à se mettre en pause quelques instants sans que ça ne coupe l'inspiration. Mais il est clair que mon écriture a perdu en fluidité ou en cohérence. Il n'est pas rare qu'à la relecture, je découvre facilement un changement de ton ou de style, certes très léger, mais suffisant pour que je le remarque moi-même. Et ça, ça ne me plait pas !

[à cet instant, je viens d'aller jeter un œil aux onglets en question. Donc ça se produit même pour un article de blog...]

En résumé, je pense qu'il faut que je me discipline sur le sujet. Si ça ne perturbe pas tant mon rythme, ça modifie légèrement la qualité de ce que je produis (parce que oui, mes œuvres sont parfaites, tout le monde le sait 😉 ) et ça n'est pas une bonne chose. Je me dois d'être constant et cohérent autant dans le fond que dans la forme. C'est un minimum à produire dans mon contrat d'auteur.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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