L'auto-édition : un vrai choix !

Il est assez amusant de voir que c'est un tel sujet qui m'a poussé à créer ce blog. Probablement mon côté syndicaliste qui refait surface. Enfin bref...

J'avoue être un peu agacé par ce constat que semble faire toute la profession littéraire : l'auto-édition, c'est la bouée de sauvetage quand l'édition traditionnelle n'a pas fonctionné.
J'aimerais comprendre, vraiment, pourquoi cette idée est quasi systématique. Même parmi les auteurs que je côtoie sur les différents réseaux, il y a cette pensée presque indélébile que l'édition en ME (Maison d'Édition) est la seule voie viable, honorifique; l'AE (L'auto-Édition) étant vue comme un échec.

Désolé mais non ! J'ai choisi d'être indépendant ! Je n'ai jamais envoyé de manuscrit à une ME et ai toujours vu la publication de mes textes comme un acte indépendant. Je n'ai pas envie de me sentir enchaîné, de quelque manière que ce soit, dans mon processus de création.

Après, je ne suis pas en train de dire que les ME, c'est le mal, tout ça - même si certaines ont des façons de faire plus que limites. J'ai d'ailleurs répondu à certains de leurs AT (Appels à Textes) et n'aurais aucun soucis à travailler avec elles si elles étaient disposées à respecter mon indépendance.

Je dis juste qu'à l'époque actuelle, avec des sociétés comme Amazon, il n'est pas idiot de chercher à publier soi-même ses textes sans que ça soit vu ou ressenti comme une démarche d'échec ou de moins bonne qualité. Nous avons aujourd'hui l'opportunité de nous faire lire sans dépendre d'intermédiaires, internet étant notre diffuseur mondial.

Donc s'il vous plaît, chers auteurs, rédacteurs et employés de cette industrie, arrêtez de dégrader cette formidable démarche qu'est la recherche de l'indépendance. Valorisez-la ! Accepter de perdre sa liberté ne doit pas être la seule voie acceptable !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Commentaires

  1. Je suis d'accord avec vous, les auteurs indépendants ne sont pas moins bons, moins talentueux que ceux qui appartiennent à une ME, ils ont tout autant de mérite, voire parfois plus. L'auto-édition témoigne parfois d'une volonté d'affirmer son indépendance, comme je le lis ici, mais quelques fois aussi d'une certaine peur des ME, d'une peur de voir que son manuscrit ne sera pas publier, c'est un échec en un sens mais c'est aussi une épreuve pour s'affranchir des codes et carcans de la société actuelle.
    J'essaie de "travailler" de plus en plus avec des auteurs auto-édité, je trouve qu'on peut plus facilement nouer des liens avec ces auteurs, on peut facilement discuter avec eux etc. J'ai également eu des partenariats avec certaines ME, à chaque fois il s'agissait de ce que j'appelle des petites ME, les ME qui ne sont pas représentées dans les vitrines de chaque librairie, des petites ME qui veulent promouvoir de nouveaux auteurs, et c'est ça que j'aimais chez elle :)

    Je vous souhaite bon courage pour la suite ! J'ai hâte de plonger dans la lecture de votre livre :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un plaisir de voir de plus en plus de blogueurs/chroniqueurs s'intéresser aux indépendants et en reconnaître le travail. Après, il faut avouer que la qualité n'est pas forcément la même qu'en ME, car l'édition, c'est un métier, il ne faut pas l'oublier. Mais je pense qu'avec un peu de travail et d'attention, un indé peut fournir une qualité plus que correcte, qui ravira les lecteurs.

      Merci en tout cas d'être volontaire pour chroniquer John Fade. J'ai hâte de lire tout ça (avec aussi un peu d’appréhension ^^)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ces auteurs autoédités aigris

Petit guide pour auteurs indés débutants

Bilan du salon de Kercabellec 2017